PIZZAS OFFERTES PAR MILLIERS

PIZZAS OFFERTES PAR MILLIERS

Un bijoutier devenu aussi restaurateur offrira un bon valable dans sa pizzeria à chaque spectateur du match opposant le FC Sion au FC Bâle ce dimanche.

Article tiré de http://www.lematin.ch/suisse/pizzas-offertes-milliers/story/13011135

Son coup de cœur est aussi un coup marketing: Bâlois d’origine et Valaisan d’adoption, Patrick Saegesser (45 ans) est un commerçant qui a le sens des coups d’éclat. Sa dernière folie calculée: offrir un bon pour une pizza Margherita à tous les spectateurs du match opposant dimanche prochain le FC Sion au FC Bâle. «Mon cœur balance entre les deux clubs…» s’exclame Patrick Saegesser. Voilà pourquoi les supporters sont tous servis à la même enseigne, celle de sa pizzeria de Crans-Montana. Combien seront-ils à vouloir assister à une rencontre rendue d’autant plus piquante par le festival offensif du match Young Boys - Sion ponctué dimanche dernier par un 4-3? Des coupons, Patrick Saegesser en a fait imprimer 14 000, valables jusqu’au 30 juin 2017, pour une pizza à manger sur place, sur réservation. «Je m’attends à recevoir dans ma pizzeria 10% du public», estime le Bâlois, qui met son plafond théorique à 1500 Margherita. Qui est donc ce surdoué du marketing qui a mis à sa table le président du club, Christian Constantin, avec toute son équipe?

Avant d’être restaurateur, Patrick Saegesser est le gérant de deux bijouteries. Et à ce titre, il s’est déjà fait remarquer… Un taux de change maintenu à 1 fr. 20 au moment où la BNS abandonnait son taux plancher face à l’euro: telle a été l’opération marketing la plus remarquée du quadragénaire, en 2015. L’offensive, c’est sa marque de fabrique. Il appelle ça du «marketing guerrier». Et la «suissitude», c’est une constante, qui donne à sa pizzeria un air de chalet, avec des couvertures militaires.

Clients prestigieux

«Plutôt que se lamenter, montrons-nous inventifs!» C’est le credo de ce commerçant qui a fait du sport sa passion. Son truc à lui, c’est le hockey, qu’il a pratiqué comme gardien au EHC Bâle dans sa jeunesse, dans le sillage de son frère aîné, Romuald.

Le football, c’est un sport qu’il a adopté par la bande. «Par malentendu», précise ce touche-à-tout. Fan du FC Bâle, il s’est arrangé avec ce qu’il appelle des «conditions spéciales» pour compter des grands noms parmi les clients de ses bijouteries, avec des montres luxueuses vendues grâce au bouche-à-oreille dans les vestiaires de clubs réputés. Lesquels? Il préfère garder le secret, citant toutefois du bout des lèvres Rod Fanni, défenseur de l’OM.

Du culot, il en a assez pour ouvrir la porte d’un vestiaire et faire ami-ami. Il se considère «bien intégré à l’international» et ce qui fait son charme, c’est son entregent. Un charisme qui vaut autant auprès du FC Bâle que du FC Sion, par-dessus la frontière linguistique et footballistique. «J’essaie d’être débrouillard…» résume l’entrepreneur modestement, pour qui le monde est rond comme un ballon… ou une pizza. (Le Matin)

(Créé: 24.11.2016, 06h50)

 

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